C'est la grosse promesse du remake : tout refaire sous Unreal Engine 5. Et quand ça marche, ça marche vraiment bien. Les extérieurs sont une claque. La première fois que tu poses le pied sur le Halo ring dans la deuxième mission, avec la courbure de l'anneau qui remonte dans le ciel, les forêts luxuriantes, la lumière du soleil qui traverse les arbres — c'est beau. La plage du Silent Cartographer est probablement le moment où le jeu brille le plus. Les scènes de nuit sous la pluie avec le feu, c'est là aussi que tu vois la direction artistique à son meilleur.
Mais dès que tu rentres dans les intérieurs, ça retombe. Les couloirs des installations Forerunner restent froids, vides, répétitifs. Exactement comme en 2001 — sauf que maintenant, c'est un choix délibéré. On comprend la logique de fidélité au jeu original, mais du coup tu passes d'environnements extérieurs somptueux à des sous-sols qui donnent l'impression d'avoir été faits en dernier. Si t'es pas habitué à Halo, tu vas même te perdre dans certains couloirs parce qu'ils se ressemblent tous.
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Un bel éclairci arrive quand le Flood débarque. Les intérieurs deviennent nettement plus intéressants avec des détails organiques, des jeux d'ombre bien gérés. C'est là que le moteur graphique montre enfin ses muscles en intérieur. Les sections neige en extérieur, par contre, ne donnent pas le même effet wow que les zones tropicales. C'est beau, oui, mais ça manque de ce facteur "punaise, regarde ça" qu'on a sur la plage.
Côté performances, c'est un peu le point noir. Sur Xbox Series X, des chutes de framerate arrivent dans les grosses scènes de combat vers la fin — quand il y a des explosions partout, des ennemis en masse, des véhicules. Pour un remake d'un jeu de 2001, c'est pas génial. C'est pas gamebreaking, ça t'empêche pas de jouer, mais c'est assez visible pour qu'on le note. Les cutscenes aussi ont quelques saccades ici et là. On espère un patch rapide.